Recueil de nouvelles ? Roman fragmenté ? Debout sur la carlingue fait le portrait d'êtres en quête de sens, écrasés par le paysage qu'ils habitent – la forêt profonde, les abords de la rivière Mistassini et du lac Saint-Jean, etc. –, écartelés entre un passé simple et un futur appréhendé. Des travailleurs du bois qui luttent à forces inégales contre la nature. Des hommes qui tentent de battre un record Guinness comme on tente de donner une direction à sa vie. Des garçons aux racines fauchées, géants mais tout petits. Des chasseurs qui n'ont plus d'instinct.
Au bout d’un chemin de débardage laissé à l’abandon, quelque part entre les rivières Mistassini et Ouasiemsca – aussi bien dire au creux du monde –, Rozie vit seul avec ses chiens. Le lieu lui convient très bien. La solitude aussi. Son travail, beaucoup moins : il fabrique, dans son laboratoire clandestin, des amphétamines pour le compte d’une bande de trafiquants. Il voudrait bien passer à autre chose. Mais son passé le rattrape. Et il risque de tout perdre.
Eté 1984. Partis sillonner les chemins forestiers, ivres de liberté, Lyne et son amoureux s’égarent au fin fond des bois. Réfugiés dans une cabane jadis bâtie par un trappeur, plantée au coeur d’une nature grandiose et écrasante, ils font une découverte qui bouleversera le cours de leur vie.